All Souls Day 2013

S’il avait vécu, aujourd’hui aurait été le 100e anniversaire de mon père. C’était toujours une blague entre nous que je n’oublierais jamais de prier pour lui dans les années à venir parce que ce jour-là, par-dessus tous les autres, l’Église prie d’une manière spéciale pour tous les fidèles partis. C’est notre « Jour des morts » — et ce n’est pas une pensée morbide ou triste. C’est un motif de joie.

Dans plusieurs articles précédents, j’ai esquissé la doctrine catholique du purgatoire et de la prière pour les morts (voir, par exemple, ceci sur Toutes les âmes ou ceci sur la prière pour les morts, ou utilisez la fonction de recherche dans la barre latérale). Il me semble que le lien entre l’Église Militante (c’est-à-dire ceux d’entre nous sur la terre), l’Église Souffrante (c’est-à-dire les âmes subissant la purification finale du purgatoire) et l’Église Triomphante (ceux qui jouissent déjà de la vision de Dieu au ciel) mérite d’être réfléchi pour de nombreuses raisons, notamment parce qu’il nous rappelle notre dignité essentielle en tant qu’êtres humains. Nous ne sommes pas de simples amas de cellules, sans signification avant notre naissance et aucune après notre mort. Il y a une continuité dans l’être que rien ne peut détruire. Nous sommes, comme le dit Hopkins, un « diamant immortel ».

Comme beaucoup, j’ai été hanté par la pensée de ces Nigériens dont les corps ont été retrouvés au Sahara. Chacun a été enterré selon les rites musulmans où il / elle gisait. Dans la mort, ils ont reçu plus de respect que beaucoup d’entre eux n’en ont probablement connu dans la vie. Mais d’une certaine manière, cet enterrement, ce dépôt respectueux de leurs corps morts et en décomposition sur le sol sablonneux, est un signe d’espoir, que nous soyons chrétiens, musulmans ou autre. C’est une marque d’humanité, le triomphe de la décence simple sur tout ce qui est insensible et inhumain.

L’amour ne se termine pas par la mort, pas plus que notre communion les uns avec les autres. La prière et la révérence en sont l’expression. En tant que catholique, je crois que ma prière peut aider ceux qui sont morts, alors je prie pour ces gens du Niger comme je prie pour mon père et tous les défunts. Requiescant dans le rythme. Amen.

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